À propos de la Gaude ou Réséda Luteola

Par Monsieur HENRARD Henri

Introduction Monique Larock nous transmet cet article sur la Gaude ou Réséda Luteola à ne pas confondre avec le Réséda Lutea.
Cette plante semble être plus utilisée pour sa coloration jaune que pour des qualités médicinales.

1 - Réséda jaune. Nom vulgaire : Réséda-sauvage. Nom latin : Reseda lutea (du mot latin resedare, calmer, on croyait que la plante avait des propriétés calmantes).  Les résédas jaunes se trouvent très souvent au bord des chemins, dans les champs en friche ou dans les carrières. Elles atteignent une hauteur de 30 à 70 cm. Elles fleurissent depuis le mois de juin jusqu'à la fin de la saison.
Les abeilles recherchent particulièrement le liquide sucré qui est produit dans chaque fleur par une petite lame orangée.

2 - Réséda jaunâtre. Noms vulgaires : gaude, herbe-à-jaunir. ­Nom latin : Reseda luteola.  C'est une singulière plante qui attire surtout l'attention par ses grappes de fleurs très allongées et étroites. Elle pousse dans les endroits arides et fleurit en été.
Ses fleurs sont recherchées par les abeilles.
Industrielle : la plante renferme une matière colorante jaune employée en teinture.

La gaude : (du germanique walda et /ou d'après le mot latin gaude signifiant être en joie, mettreen joie),dite aussi giallolino (« le petit jaune », une appellation somme toute très imprécise qui c’est également appliquée au jaune de Naples) et laque davignon.

Elle fut extraite dès le néolithique de la plante éponyme (gaude, reseda luteola), variété de réséda (du latin resedare, calmer, à cause de vertus médicinales supposées). C’est une plante herbacée pouvant atteindre 1,50m. Elle serait actuellement interdite à la cueillette en France car elle est en voie de disparition.

Elle donne un jaune, mais aussi, par association avec différents bleus (notamment la guède, dès l'époque gauloise), des verts résédaassez célèbres. L'une des raisons de son succès est son faible coût.
En tant que teinture, la gaude est désignée au XVIII ème siècle comme teinture « grand teint » (elle est l'un des raresjaunes à ne pas brunir).Elle est très utilisée à cette époque peut-être grâce au renouveau progressif de la couleur jaune en Occident (voir les jaunes).
On la mentionne aussi comme l'un des deux jaunes utilisés pour les enluminures plus tard en peinture. Elle était alors nommée laque de gaude ou giallolino (en italien, petit jaune, jaune pâle).Elle servira bien plus tard en peinture décorative (papiers peints notamment). On la prépare avec de la craie naturelle et de l'alun qui sert également à préparer une teinture avec la même substance.

La plante est encore cultivée intensivement en Europe au XIX ème siècle. Elle est alors remplacée par le quercitrin, puis par les pigments synthétiques.

A tort ou a raison, la gaude à la réputation d'être fugace, mais c'est surtout en comparaison avec des pigments jaunes beaucoup plus récents disposant d'une permanence exceptionnelle.  

Reseda luteola :(réséda jaunâtre, réséda des teinturiers, gaude). Photographiée ici au milieu de gaillets vrais. C'est une plante bisannuelle qui peut atteindre une hauteur de 1,5 m.
On la distingue facilement de l'espèce précédente par sa taille, mais sur ou par ses feuilles qui sont entières (sans lobes). Fleur en grappe très longue et étroite. La plante renferme une matière colorante jaune utilisé autrefois en teinture. Nom catalan : galda.
Photo prise à Mosset le 23/06/05

Gaude : du latin gaudere, gaudium, gaude (se réjouir, joie, réjouis-toi). De la famille des résédacées (resedaceae), le Reseda Luteola L. est originaire d’Europe.
Elle est appelée réséda des teinturiers, réséda jaunâtre, gaude, herbe à jaunir, herbe jaune, laque de gaude ou giallolino (en italien petit jaune, jaune pâle).

La gaude est riche en lutéoline, présente dans tout la plante. Par mordançage du colorant à l’alun, on obtient une teinture jaune, tandis qu’au fer, il se produit plutôt une couleur olivâtre.

Sa teinture était connue des Grecs, des Romains ou des Perses par exemple. Dioscorides cite la gaude dans une liste de teintures, et on sait que les Romains l’utilisaient pour teindre les robes des Vestales.
Très utilisée au Moyen-Age, le jaune de la gaude est bon marché puisque la plante est très courante et très aisée à obtenir.
On la trouve, en particulier, mentionnée dans le Capitolaribus de Tinctorum de Rosseti (XIII ème). Sans doute l’arzica de Cennino Cennini (op.cité).

La plante (racines et feuilles), passe pour être diaphorétique, diurétique, sédative : calme l’activité nerveuse, d’ou le nom de reseda : résédare = calmer.

 

Merci de m’avoir lu
Henri HENRARD – BN 219

 

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La Volière Ardenaise : Monique LAROQUE - 2a, rue Vieille Voie 4180 Comblain-la-Tour
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Tél : 085 /23.69.74