Le picage des oisillons

Auteur inconnu

Situation déconcertante pour l’éleveur, le picage chez les oiseaux (à ne pas confondre avec le piquage chez les tailleurs, tisserands, etc.) peut donner lieu à des dégâts irréparables. Notamment, chez le Lizard car la plume qui revient contiendra des traces claires fautives et chez les Frisés, des plumes peuvent repousser plus grandes et « coulées ». Chez un « plumage lisse », les plumes qui sont présentes après un picage sérieux ne sont pas toujours aussi belles que chez l’oisillon sans problème.

En plus, si on met à part le problème des expositions, il existe encore celui de la présentation même de l’oiseau que… personne ne voudra !

Bref, autant éviter ce problème par tous les moyens.

Lorsque tout va bien, l’oiseau, d’une manière naturelle entretient son plumage = c’est le lissage du plumage. Les plumes lui servent à voler, à se protéger des conditions climatiques, à servir de mécanisme de thermorégulation et au mâle pour séduire sa femelle

Des scientifiques ont essayé de comprendre ce qui motive un oiseau à se mutiler ou à détruire son voisin.

L’obsession destructrice d’un oiseau qui se met au picage est un cauchemar. Mais pourquoi fait-il cela ?

    • Observation : jamais on ne regardera assez ses canaris. Il est possible de modifier un perchoir, là-bas l’emplacement des nids, ici un emplacement de batterie de cages, là, il faut ajouter une grille d’aération,….
    • Captivité : il est un fait et on l’a prouvé plus d’une fois scientifiquement par des chercheurs et empiriquement par des éleveurs que plus le volume d’air libre consacré aux oiseaux est grand moins il y a de picage ;
    • Air frais : encore faut-il que ces grands locaux contiennent de l’air renouvelé ;
    • Hygiène : un nettoyage d’au moins une fois la semaine est obligatoire avec désinfection des tiroirs, parois, joints, etc.
    • Variation alimentation : une alimentation variée permet à l’oiseau d’aller constamment de bac en bac sans s’occuper de son voisin, poussé par la curiosité naturelle ;
    • Richesse alimentation : vitamines, pâtée, sels minéraux, oligo-éléments, acides aminés, probiotiques (à ne pas confondre avec les antibiotiques !) ;
    • Millet en grappes : un excellent millet qui tout en apportant son sucre permet à l’oiseau de grignoter ;
    • Os de seiche : toujours présent et en quantité, un par devanture ou ces sels minéraux en cube ou en roulettes que l’oiseau peut picorer ;    
    • Stress général : bruits, déménagements fréquents, expositions fréquentes, chats ou autres prédateurs qui dérangent, éclairage public dérangeant, soins à n’importe quelle heure,…
    • Isoler le « piqueur » : s’il est repéré bien sûr et placez-le sans aucun voisin. Bourrez-le de vitamines et de sels minéraux plusieurs jours ;
    • Bain : même en élevage, ce que beaucoup d’éleveurs n’osent pas faire, vos oiseaux doivent se baigner. Mais pendant l’élevage, pas de produit dans l’eau ! Si vous oisillons sont petits et viennent à peine de sortir du nid, passez légèrement au spray ;
    • Ennui : cité par les scientifiques, des oiseaux qui s’ennuient se livreront au picage beaucoup plus rapidement que d’autres. Pour les gens qui vont peu dans leurs oiseaux : attention !
    • Bouts de laine : ou de ficelles, ils seront placés au grillage pour que les oisillons sevrés puissent y jouer ;
    • Radio : un des plus grands éleveurs de Belgique utilise ce système mais c’est surtout pour calmer ses oiseaux en vue des expositions. Choisissez une chaîne où on parle beaucoup ! Comme les radios les plus importantes !

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