Que penser des suppléments protéïniques?

Par Madame VILAIN Sabine, éleveur de canaris couleur

Introduction Lequel d’entre nous n’a jamais joué à l’apprenti sorcier avec ses canaris? Parfois les résultats étaient satisfaisants, parfois ils étaient source de déception. Toujours est-il que les miracles n’existent pas, il faut chercher et chercher encore en vue d’améliorer la qualité et la beauté de nos oiseaux. Mais quel en est le prix?

 


Actuellement, avec la nouvelle saison d’élevage qui débute, on entend beaucoup parler de donner aux canaris des suppléments alimentaires riches en protéines en vue de grossir leur taille. Qu’en est-il? Que donner? Comment? Dans quelle quantité? Beaucoup de questions se posent. Je n’ai pas ici la prétention d’y répondre mais simplement de faire part du résultat de quelques recherches et de mon opinion.
Il n’y a pas , à l’heure actuelle, d’étude concernant les apports journaliers recommandés en protéines ( ni autre chose, d’ailleurs ) pour nos amis à plumes. Les seuls renseignements en notre possession sont des approximations en fonction des études réalisées dans les élevages de volailles. De ce fait, il est permis de considérer que les aliments vendus dans le commerce correspondent aux besoins des oiseaux. On peut aussi profiter de l’expérience des « anciens » pour enrichir les aliments sans danger.
Les protéines sont constituées essentiellement d’acides aminés et constituent la « viande » des êtres vivants. Il est donc juste de croire que si la quantité augmente, la masse musculaire augmentera également. Je pense qu’il n’est peut-être pas néfaste de donner un supplément mais dans quelles proportions ? C’est là que réside le mystère!
Il faut savoir qu’un apport excessif de protéines, à long terme, est dangereux et peut causer des lésions irréversibles voire même la mort. Les maladies suivantes sont dues à une quantité trop importante de ces protéines dans le sang: problèmes aux vaisseaux sanguins et aux filets nerveux, hypertension, insuffisance rénale, goutte,…… Le tableau n’est pas bien joli, mais certains n’en n’ont cure. En effet, les mutations se multipliant, la taille de l’oiseau diminue et cette solution semble malgré tout tentante pour certains d’entre nous.
Pour ma part, je me contente de rajouter quelques produits naturels, plus riches, dans la ration alimentaire, tels que des œufs durs, du lait en poudre, de la levure de bière, du couscous et des biscottes. Le recours aux solutions médicamenteuses me paraît superflu.  
Le résultat obtenu par méthodes naturelles n’est peut être pas probant mais il offre toute fois l’avantage d’être sans danger. De plus, une bonne sélection des oiseaux avec lesquels on va travailler s’avère souvent payante.
Pour y arriver, il suffit d’observer, de toucher les spécimens qu’on veut acquérir et d’avoir un minimum de connaissances en canariculture. Si vous n‘avez pas acquis ces dernières conditions, c’est encore moins le moment de vous lancer dans des pharmacopées douteuses et dangereuses.
Je dirai en conclusion que la connaissance des oiseaux alliée à la simplicité des moyens naturels donnent d’aussi bons résultats mais avec les risques en moins.


Étudions, appliquons et constatons.